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Alexiel
Arcobaleno Family

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MessagePosté le: Jeu 11 Nov - 15:02 (2010)    Sujet du message: Tales Répondre en citant



Ce one shot n’est pas terminé, donc il a beaucoup de points qui restent obscures mais je n’ai pas eu le temps d’écrire plus, j’écrirais bientôt la suite pour les éclaircir.
Prélude 
« Entends le chant des pierres, ressens la saveur de ces fleurs, abreuves ton esprit des larmes de ces arbres, laisses couler le vent et l'eau en toi ... «  Une ombre court dans les hautes herbes, une forme humaine obscurcie par le noir manteau de la nuit. Une autre la suit, glissant parmi les fleurs, les arbres et les pierres qui ornent ce jardin. La première s’arrête devant une fontaine. Elle est essoufflée et reprend son souffle difficilement, une fine buée sort de ses lèvres au rythme de sa respiration saccadée. 
« Ecoute cette voix au loin, écoute ce son mélancolique, écoute ma voix, écoute mon appel, écoute mes prières … »
Les nuages s’effacèrent lentement laissant la lumière de la lune baigner le jardin d’une douce lumière blanche. L’ombre près de la fontaine étendit ses bras projetant son ombre autour d’elle, la tête levée vers les étoiles dans une prière silencieuse.
« Déploie tes ailes dans le vent, voit ton âme brûler d’un feu ardent, laisse l’eau ruisselait sur ton visage comme des larmes, plonge tes racines dans la terre et chante cet air qui nous unit … »
Une vive lumière l’illumina soudain comme si elle sortait de son dos. La deuxième ombre arrivée sur les lieux se figea un instant devant ce spectacle et se dissimula rapidement derrière un buisson, ses mouvements pourtant souple et rapide auparavant, ralentis par cette étrange ambiance qui s’était installée. La première ombre était accroupie au sol à présent se tortillant de douleur comme si quelque chose la brûlait de l’intérieur.
« Les ronces remontent dans tout ton corps, elles arrivent, te dévore tes dernières barrières, trouvent tes faiblesses, te rongent le cœur, te rongent ton âme, ne laissant rien derrière elle … »
Son cri de douleur déchira le silence de la nuit. La deuxième ombre, ne supportant pas les ondes de douleur et de détresse se propageant, bondit hors de sa cachette pour se précipiter vers l’autre ombre. Elle ne savait pas pourquoi elle courrait vers elle, pour la libérer de cette douleur, la tuer ou lui venir en aide, dans tout les cas elle voulait faire cesser ces maudites ondes qui lui traversaient le corps et l’âme. 
« Baisse tes yeux, sèche tes larmes, apaise ton cœur, ne laisse pas l’ombre envahir ton cœur, ne laisse pas l’ombre envahir ton âme, regarde de loin si c’est ton choix, mais n’oublie jamais … »
Deux ailes environnées de lumière jaillirent alors de son dos, la douleur semblait avoir disparue de l’atmosphère et les vibrations s’étaient arrêtées.
 
 
…. 
  
« L’Enfant Dragon murmura : Il est ma propriété, cet oiseau est mien, rien ni personne ne me l’arrachera, faut-il déclencher la haine la fureur et le sang dans ce pays, je ne veux pas perdre la symphonie de ce rossignol qui emprisonne mon âme.. »  
Professeur Míriel : Bien, tu peux aller te rassoir Lómelindi.
 
Le jeune homme ferma le livre La Symphonie de l’Ame et le posa sur le bureau presque à contrecœur. Les fourmillements qui s’étaient annoncés lorsqu’il s’était emparé du livre et avait commencé à lire le Verset III, Vers 32 s’estompèrent au fur et à mesure qu’il s’en éloignait et qu’il retournait à sa place.
 
Année 2012 de l’Ancien Calendrier – Apocalypse
 
Les Hommes étaient devenus arrogants et fiers, leur puissance les avait aveuglées et ils s’étaient détournés du Droit Chemin. Scénario classique oui, mais la folie de l’Homme ne mène qu’à cela. La nature n’était plus, ou du moins recherchait à retrouver sa place dans ce monde détruit au plus profond de ses racines. Les Quatre Dieux Fondateurs observaient cette triste scène pathétique, la déchéance des Hommes Les désolait. Mais  Ils se refusaient à réagir, à les punir du moins, ce n’était pas à Eux d’intervenir, les Hommes devaient être capable de se régir seuls. Mais le Dieu du Feu, Ancalimon, n’en pouvait plus mais Il savait qu’Il ne réussirait pas à convaincre les autres Dieux et Déesses. Alors Il décida tout simplement de créer la zizanie entre Eux pour déclencher une guerre divine. Il y réussit au grand dam de l’Humanité. Angelgwël la Déesse de l’Air, Eranee le Dieu de la Terre, Silimauree la Déesse de l’Eau et Ancalimon le Dieu du Feu entrèrent dans une guerre qui fit résonner les entrailles de la Terre. Les éléments se déchainèrent. Les lacs, rivières océans n’étaient plus que tsunamis déversant leur fureur tout autour d’eux, engloutissant les villes et leurs habitants. Les volcans, même ceux endormis depuis des décennies, se réveillèrent, la lave brulante et destructrice dévalant les collines et les champs, brulant tout sur leur passage. Les éclairs se déchainaient dans le ciel, des tornades de vent emportant tout sur leur passage. La rancœur et la haine se réveillèrent dans la nature, les ronces poussèrent, les branches des arbres acérés telle une épée détruisant maisons et Humains. A leur tour, les Dieux avaient oublié qu’Ils n’étaient pas seuls et ce fur Eux qui causèrent la perte de l’Humanité. Néanmoins, une minorité d’humains survécurent à ce massacre. Une nouvelle ère commença. Lors du Grand Cataclysme, un nouveau matériau était sorti des entrailles de la Terre, le Mitrihl, il possédait une puissance hors norme et il pouvait créer la Vie … Dans ce nouveau monde, deux classes sociales se développèrent. D’un côté les nobles, vivant dans des palais fait de Mitrihl dominant les réfugiés, construit haut dans le ciel et de l’autre, les réfugiés vivant du mieux qu’ils le peuvent dans les décombres de l’ancien monde. 
 
Année 149 du Nouveau Calendrier – Université Camelot  - Salle B
 
Lómelindi observait d’un air rêveur le paysage au alentour depuis la fenêtre de sa salle de cours. Il n’était pas le seul à rêver ainsi. Toutes les jeunes filles l’observaient en soupirant, ou arrangeant leur chevelure ou leur maquillage pour paraître plus belles à ses yeux. Il n’arrivait plus à suivre le discours monocorde du professeur, son esprit s’échappait ailleurs, vagabondait parmi les nombreux jardins que formaient l’Université Camelot. Il s’était détaché de son corps et à présent évoluait autour des pierres levées de Stonehenge, le nom du plus célèbre jardin de l’Université Camelot. « Une plume ? Qu’est ce donc ? » Une douleur à sa tête le fit brusquement revenir à la réalité. Son professeur avait écrasé avec son livre les cheveux bruns parsemés de mèches blanches de Lómelindi.
 
Professeur Míriel : Auriez-vous l’extrême amabilité de suivre mes cours avec un peu plus d’attention ?
 
Lómelindi tourna vers elle ses yeux d’un vert cristallin, aussitôt son regard devint enjôleur et il lui fit son plus beau sourire :
 
Lómelindi : Vous pouvez être assurée de ma plus parfaite attention, votre voix m’envoute d’une telle manière que je ne pourrais faire autrement que de boire les paroles sorties d’un fruit si sensuel et attirant …
 
Les plus jeunes filles rougirent pendant les autres gloussées sous leur cahier et les garçons levaient les yeux au ciel. Le professeur tacha de garder contenance mais elle eut beaucoup de mal à ne pas rougir, elle savait qu’elle aurait du le réprimander mais comment résister à cette voix si mélodieuse, à ce visage irradiant d’innocence ? Encore une fois, elle se laissait prendre au piège. La sonnerie retentie à ce moment là accompagnée des soupirs de soulagement des élèves. Lómelindi se leva rapidement, fit une courbette élégante devant son professeur sans se répartir de son sourire puis se dirigea vers la sortie de la classe. Juste avant la sortie, son regard accrocha ce fameux livre, toujours posé sur le bureau. Il aurait aimé pouvoir le tenir de nouveau entre ses mains, ressentir l’odeur des  pages et découvrir ses secrets. L’image d’une jeune fille se superposa à la place.
 
Rían : Lómelindi ! Tu as encore fait des tiennes aujourd’hui ! Regarde dans quel état est le professeur !
 
Lómelindi : Elle est dans le même état que toi tu devrais être après que je t’ai demandé de ne plus m’approcher ou de ne plus m’adresser la parole.
 
Rían : Mais enfin ! Draguer ses professeurs ça ne se fait pas !
 
Lómelindi : A part savoir quel rouge à lèvres ne doit pas être utilisé je ne pense pas que tu sois vraiment qualifier pour savoir ce qui doit se faire ou pas.
 
Rían : Tu as de la chance de ne pas avoir été puni !
 
Lómelindi : Surtout ne m’écoute pas, je ne vais surtout pas te fermer la porte au nez et ne même pas te dire au revoir.
 
Rían : Héééééééééé
 
Joignant le geste à la parole, il avait brusquement refermé la porte avant que Rían ne la franchisse.
 
Wilwarin : Toujours aussi généreux, prévenant et galant avec les filles dis-moi !
 
Lómelindi sourit, le premier vrai sourire de la journée, et serra la main au jeune homme aux cheveux blonds et aux étranges yeux vairons, rouge et bleu qui venait de l’aborder.
 
Lómelindi : Dis-moi Wilwarin, depuis quand devons-nous être galant avec des humanoïdes ayant un QI équivalent à celui de ces êtres primaires qu’on appelle poule ?
 
Wilwarin, son meilleur ami, le seul qu’il pouvait supporter dans cette Université, le seul qu’il pouvait supporter tout court d’ailleurs. Lómelindi était également le seul ami de Wilwarin, mais pas à cause de son caractère mais de son étrange apparence, des yeux vairons, un rouge et l’autre bleu, ce qui effrayé la plupart des autres étudiants. Rían, était la seule qui restait avec eux, follement amoureuse de Lómelindi, elle supportait sans mal ces deux étranges mais séduisants garçons.
 
Wilwarin : Tu ne trouveras jamais de petite amie si tu continues ainsi !
 
Les yeux de Wilwarin pétillaient de malice et de bonne humeur.
 
Lómelindi : Vois-tu, j’ai d’autres préoccupations bien plus importantes que la quête inespérée du *** opposé.
 
Wilwarin : Ha ha ! Regarde donc le maitre à l’œuvre !
 
Il s’approcha de la première fille venue et lui lança sans plus de cérémonie :
 
Wilwarin : Hé mamzelle tu m’plais bien ! Ca t’dirait une glace à la menthe ?
 
Celle-ci se contenta de lui jeter un œil de dégout sans même s’arrêter.
 
Wilwarin : Ah la la, j’aurais peut être plus de chances avec une autre … Hé mais où tu vas ?
 
Lómelindi s’était rapidement éloigné avant qu’il ne débite sa tirade, il avait plus que l’habitude des blagues de ce genre de son ami. Wilwarin marmonna pendant ce temps en le regardant disparaître dans la foule d’étudiants :
 
Wilwarin : Faut vraiment pas que je le quitte des yeux celui là, sinon pfff plus personne, enfin je commence à avoir l’habitude.
 
Année 149 du Nouveau Calendrier – Université Camelot  - Jardins
 
Les pas de Lómelindi le conduisirent sans vraiment qu’il s’en aperçoive devant le jardin de Stonehenge, les pierres levaient en cercle projetaient leur ombre au alentour. Ce spectacle avait quelque chose, d’effrayant. Il s’en éloigna à reculons, profondément troublé, puis se détourna et repartie presque en courant plonger la tête dans la rivière la plus proche pour se débarrasser de cette étrange impression. Il se trouvait à présent dans un jardin que l’architecte avait créé pour qu’il ressemble aux jardins Japonais de l’ancien monde. Des cerisiers se trouvaient un peu partout entourant une rivière bordée de pierres, des bosquets de fleurs de toutes les couleurs qu’on puisse imaginer étaient plantés autour de l’eau, un pont en bois menant à un petit pavillon surplombant ce tableau presque parfait. Des pierres rondes formaient comme un chemin vers une cascade dont l’eau chantait délicieusement aux oreilles de Lómelindi. Mu par une envie soudaine, il ôta ses chaussures et se dirigea vers la cascade, sautant d’une pierre à l’autre, gardant les bras écartés pour préserver son équilibre et ne pas tomber à l’eau. Arrivé devant la cascade, il ferma les yeux, leva une main juste assez près pour que l’eau passe à travers.
 
« Ce miroir liquide reflète la Symphonie de mon âme, son chant mélodieux transperce mon cœur dans un rayon cristallin. La mélancolie des Dieux résonne en moi tel le chant de l’eau rencontrant la Terre dans une plainte déchirante. »
 
Verset IV, Vers 16 du livre La Symphonie de l’Ame.
 
Lómelindi ouvrit les yeux, il sentait une présence de l’autre côté du rideau cristallin, une présence humaine ? Non mais un être vivant se trouvait là bas. Il passa son bras en entier à travers la cascade, la pression de l’eau était supportable, il passa alors à travers.
 
Année ??? du Nouveau Calendrier – ???
 
Il eut l’impression de traverser du diamant liquide, bien que cela ne soit pas possible. La froideur de l’eau lui glaça le corps tout entier, pendant un instant ses sens n’étaient plus, il ne ressentait plus que l’eau courant sur son corps. Il ressortie de l’autre côté trempé, mais comme si l’eau l’avait purifié, ses sens après avoir été supprimés semblèrent se développer en un instant, il percevait le moindre brui, le moindre détail, mais cela ne dura qu’un court instant. Il revient à sa pauvre condition d’être humain, trempé et transi par le froid et l’eau, complètement perdu. Il se trouvait dans une grotte, elle s’étendait loin dans le noir profond qui l’environnait. Il posa un pied en avant et la surface de la pierre s’illumina un instant avant de redevenir normale. Lómelindi écarquilla les yeux, du Mitrihl ! Tout un gisement de Mitrihl, ce métal le plus précieux de toute la planète. Une douce lumière, sortant d’on ne sait où, illuminait le centre de la grotte, et au centre de la grotte se trouvait une immense cage montant jusqu’au plafond avec des barreaux en or. Le plus stupéfiant était ce qu’il s’y trouvait à l’intérieur, un vieux piano à queue datant de l’ancien monde, une jeune fille en jouait. Deux ailes de plumes blanches étaient déployées dans son dos, une longue chevelure argentée cascadait sur ses épaules et autour de son visage, un tissu blanc lui bandait les yeux, elle se balançait d’avant en arrière, de droite à gauche au rythme de la mélodie que ses doigts volant au dessus des touches du piano produisaient. Cette mélodie si mélancolique résonnait au plus profond de l’âme de Lómelindi, il n’avait jamais entendu plus triste musique, un son émouvant et tellement étrange.
« Je suis un ange déchu qui veut rejoindre son paradis.
J’ai perdu la faveur de Dieu
Mes ailes ne sont plus que cendres et poussières
Ma liberté m’a été reprise
Mon existence ne représente plus rien aux yeux du monde
Qui suis-je à présent ?
Dieu a rejeté tous les pêchés existentiels sur mon âme
Cette souillure me vient de la Terre
Je veux retrouver mon soleil chatoyant
Oh tourbillon de pétales ! Emporte-moi vers mon paradis perdu
Oh feu ardent ! Retrouve la clé de ma pureté »
Verset I, Vers 67 du livre La Symphonie de l’Ame.
Tenshi : Qui es-tu ?
Lómelindi sursauta, il n’avait pas remarqué que l’ange, la jeune fille, s’était arrêtée de jouer et s’était tournée vers lui. Malgré le bandeau sur ses yeux, elle semblait percevoir tout à fait sa présence.
Lómelindi : C’est plutôt à moi de te poser la question, qui es-tu ? Ou plutôt qu’est ce que tu es ? Que fais-tu ici ? Enfermée dans cette cage …
Il rajouta dans un murmure que le vent porta aux oreilles de la jeune fille.
Lómelindi : Es-tu réelle … ?
Sans lui répondre, elle se retourna et de nouveau, la musique résonna dans le silence de la grotte.
Lómelindi : Hé ! Je te parle !
Il se sentait tout d’un coup très stupide, était-ce un rêve ou une hallucination du au froid mortel qui s’insinuait en lui ?
Tenshi : Tu as peur, peur de mourir, peur de ce que tu ne comprends pas, peur de toi même.
La voix de l’ange résonnait aux oreilles de Lómelindi comme le chuintement d’une lame ou le chant de l’eau.
Lómelindi : Que connais-tu de moi ? Toi, enfermée dans cette cage dorée, petit oiseau privé de liberté dont les ailes ne pourront plus voler ?
Elle s’arrêta de jouer de nouveau, se leva de son tabouret et s’approcha des barreaux de la cage.
Tenshi : Approche donc, tu vas mourir de froid si tu restes là.
Il s’approcha en titubant, comme si il avait bu des litres d’alcool, arrivé près de la cage il s’effondra littéralement à ses pieds. La jeune fille s’agenouilla et, passant ses mains à travers les barreaux, lui prit la tête entre ses mains. Ce contact le glaça tant ses mains étaient froides mais en même temps, une douce chaleur se répandit dans l’ensemble de son corps. Elle sourit devant sa réaction et dit d’un ton enjoué :
Tenshi : Alors suis-je toujours aussi irréelle ? Le contact de mes mains sur ton visage est-il si éphémère que cela, de même que la chaleur qui se propage à présent dans ton corps.
Lómelindi sentie une étrange torpeur l’envahir, il marmonna :
Lómelindi : C’est un rêve, je vais me réveiller …
Tenshi : Bien sur, au revoir Rêveur, reviens me parler de temps en temps !
Il sombra alors dans une profonde léthargie après avoir entendu ces derniers mots.
Année 149 du Nouveau Calendrier – Université Camelot  - Jardins
Rían : Hé ho !! Réveille-toi Lómelindi !
Lómelindi ouvrit péniblement les yeux et aperçut à travers les rayons du soleil, les visages inquiets de Rían et de Wilwarin. Il se releva péniblement, plus de traces de la grotte ni de la jeune fille ange. Il était à présent à bord de la rivière, la cascade déversant toujours son chant mélodieux.
Lómelindi : Hum, qu’est ce que vous faites là au juste ?
Wilwarin : Qu’est ce que tu racontes ? Nous t’avons sauvé la vie ! Tu flottais dans l’eau inconsciemment, si nous n’avions pas été là tu serais surement mort à l’heure qui l’est !
Lómelindi les fixa d’un œil stupéfiait, puis un frisson d’horreur se peignit sur son visage :
Lómelindi : Bien, gardons notre calme, dites moi tout les deux, lequel m’a fait du bouche à bouche ?
Rían : Mais ce n’est pas ça le problème !! Comment t’es-tu retrouvé dans l’eau ? Ne me dis pas que tu t’es encore endormi au bord de l’eau ? Tu es pire qu’un gosse !
Lómelindi : Tu n’es pas ma mère que sache.
Rían : Non mais je m’inquiète beaucoup pour toi !
Lómelindi : En quoi c’est mon problème si tu perds ton temps à t’inquiéter pour quelqu’un qui n’a aucun intérêt pour toi ?
Wilwarin : Mais vous allez vous taire oui tous les deux !
Lómelindi : Tu ne devrais pas t’énerver comme ça, c’est très mauvais pour le teint.
Wilwarin : Ah, tu crois ?
Lómelindi : Oui tout à fait. Ce n’est pas que cette discussion me fait royalement perdre mon temps mais j’ai autre chose à faire. Salut.
Rían : Mum … Il a encore disparu.
Wilwarin : Oui. Sans même nous remercier. Et nous on a l’air de deux pauvres débiles trempés.
Rían : Tu es tout seul alors. Ce n’est pas moi qui suis sautée à l’eau pour le repêcher.
Wilwarin : Bon. Ce n’est pas que cette discussion me fait royalement perdre mon temps mais j’ai autre chose à faire. Salut.
Année 149 du Nouveau Calendrier – Université Camelot – Jardins – Le lendemain
 
Lómelindi se promenait dans les jardins, la tête dans les nuages comme à son habitude. Il repensait à cette étrange rencontre avec l’ange. Cela ne pouvait être un rêve, la mélodie jouait par l’ange était trop présente dans sa tête et il sentait encore le contact froid et glacial des mains de l’ange sur ses joues. Sortant de sa rêverie, il aperçut Wilwarin courir vers lui. Il soupira, il aurait aimé rester seul pour méditer cet incident mais son ami allait surement vouloir des explications sur ce qui s’était passé la veille.
 
Wilwarin : Salut Lómelindi !
 
Lómelindi : Je te bien le bonjour par cette radieuse journée. Malheureusement vois-tu, je ne vais pas avoir le temps de deviser plus longtemps avec toi. Une grande réflexion m’attend et ces choses là ne peuvent attendre, si tu veux bien m’excuser …
Wilwarin : Oh non tu ne t’échapperas pas cette fois !
Wilwarin lui avait attrapé le bras avant qu’il ne s’esquive rapidement comme il en avait l’habitude.
Lómelindi : Bon ça va ça va. Je me suis assoupi hier au bord de l’eau et j’ai du tomber dedans par inadvertance c’est tout. Permet moi donc de prendre congé à présent …
Wilwarin : Mais attend ! Ce n’est pas de ça que je voulais te parler ! Et d’abord, tu as quelque chose dans les cheveux …
Lómelindi passa la main dans ses cheveux et quand il la retira, il y découvrit une plume blanche.
Wilwarin : Qu’est ce qu’elle faisait là ?
Lómelindi : Je n’en sais rien …
Son ami l’observa avec un étrange regard, il voulut dire quelque chose, puis se ravisa, se plongeant dans un silence assez inhabituel pour lui.
Lómelindi : Je … Je dois vérifier quelque chose. A plus tard.
 
Wilwarin lui lâcha mollement le bras et le regarda partir jusqu'à ce qu’il n’y est plus que les hautes herbes odorantes autour de lui.
Lómelindi, tenant toujours la plume à la main, se précipita en courant vers la fontaine. Il sauta de nouveau de pierres en pierres jusqu'à arriver devant la cascade. Il se retourna un instant pour vérifier que personne ne le suivait plus traversa la rivière de diamants liquides. La même étrange impression le saisit que lorsqu’il l’avait franchit pour la première fois mais cette fois ci, elle dura moins longtemps.
 
Année ??? du Nouveau Calendrier – Cascade
 
Cette fois ci, le silence régnait dans la grotte. La cage et le piano était toujours à la même place, illuminés par cette étrange lumière. La jeune fille était endormie, emmitouflée dans ces longues ailes blanches. Elle se réveilla au son de ses pas, quand il s’approcha d’elle :
 
Tenshi : Oh tu es revenue me voir Rêveur !
 
Lómelindi : J’ai un nom tu sais. Je suis Lómelindi …
 
La jeune fille murmura d’un air rêveur :
 
Tenshi : Lómelindi … Chanteur du Crépuscule … Le nom du Rossignol dans l’ancien langage.
 
Lómelindi : Je t’ai donné mon nom, à toi à présent de donner le tien.
 
Tenshi : Je ne connais pas mon véritable nom, celui qui part de mon essence. Mais tu peux m’appeler Níniel.
 
Lómelindi : Níniel … Bien maintenant que les présentations sont faites, peux-tu me dire ce que tu fais ici ?
 
Níniel : Et toi, peux-tu me dire pourquoi tu es venu ici ? Quelle question stupide et sans aucun sens. Je me trouve ici parce que je le dois, et toi parce que tu voulais vérifier que j’étais bien réelle, comme la plume que tu tiens dans ta main.
 
Lómelindi resserra sa main autour de la plume blanche :
 
Lómelindi : Comment … ?
 
Níniel éclata d’un rire cristallin qui résonna dans toute la grotte :
 
Níniel : Cette plume vient d’une de mes ailes. Je ressens ses vibrations bien que je ne puisse la voir …
 
Lómelindi : C’est la première fois que je vois un ange, vu ce que le monde est devenue, cela ne m’étonne qu’à moitié de voir une créature telle que toi.
 
Níniel : Une créature ? Je suis d’essence divine ! N’est ce pas ce que l’on vous apprend dans vos livres d’histoires sur les anges créés par Dieu ?
 
Lómelindi : Je ne pense pas qu’un Dieu ayant laissé le monde devenir ce qu’il est puisse créer d’aussi belles créatures comme vous, les anges.
 
 Níniel : Tu résonnes bien pour un humain jeune rêveur ! Mais que sais-tu du monde qui t’entoure, toi qui vit dans une cage dorée, les yeux aveuglés par je ne sais quelle lumière, sans voir la réalité du monde.
 
Lómelindi : Comment peux-tu dire cela ? J’estime bénéficier d’une plus grande liberté que toi tu n’en disposes, enfermée dans cette cage comme un oiseau dont on s’amuserait à arracher les ailes. Pourquoi ce bandage sur tes yeux ?
 
Níniel : Le monde est beaucoup plus beau lorsqu’il est vu avec les yeux du cœur.
 
Lómelindi : Ne cherches-tu pas plutôt à te voiler la face ?
 
Níniel : Peut-être que oui, peut-être que non ! Mais toi, dis-moi. As-tu vraiment conscience de ce qui se passe autour de toi ? As-tu vraiment conscience de ta position privilégié ? Tu fais partie d’une classe sociale élevée, et vit dans un confort et un luxe que peu ont le privilège d’avoir.
 
Lómelindi : Je sais tout cela, et j’apprécie chaque instant, chaque journée qu’il m’a été accordé de vivre ici.
 
Níniel soupira, ses mains tracèrent dans l’air des signes auréolés de lumière qui disparaissaient au fur et à mesure qu’elle en créait d’autres.
« Regarde autour de toi
Ouvre tes yeux et ton cœur
Enfermé dans ta cage dorée
Tu ne vois pas toutes les merveilles
Que forment cet univers
Le tien est froid et morne
Doré mais triste et solitaire
Ouvre tes yeux de ton cœur
Comme les fleurs s’ouvrent au printemps
Ce bourgeon qui contient tellement de sentiments
Ouvre-le et laisse-les se déverser
Vois autour de toi tout ce qui t’entoure
Entends le chant des arbres et des rivières »
Verset II, Vers 23 du livre La Symphonie de l’Ame.
Lómelindi : Tu cites des versets du livre sacré. Comment le connais-tu ?
Níniel : Tu ne fais donc que poser des questions ? Tous les êtres vivants en ce bas monde connaissent cette délicieuse Symphonie. Je l’aime beaucoup, j’aime la façon dont les mots de ce livre chantent à mon oreille telle la plus belle musique qui fut jouée.
Lómelindi observa avec curiosité la jeune ange qui avait commencé à jouer du piano, toujours cette même mélodie qui le remplissait d’une grande nostalgie. Il ne savait pas combien de temps avait passé depuis le moment où ses pieds avaient foulés les pierres de la grotte. Ici, le temps semblait s’écouler différemment, comme si une année ne représentait qu’une minute aux yeux de l’univers.  Au bout d’un temps qu’il lui paru une éternité, Níniel s’arrêta de jouer et se tourna vers lui.
Níniel : Tu devrais retourner chez toi rêveur. Reviens quand tu le souhaites, cette porte te sera toujours ouverte.
Lómelindi sombra de nouveau dans une profonde torpeur. Lorsqu’il se réveilla, il n’était pas mouillé comme la dernière fois, il reposait juste dans l’herbe, au bord de la rivière. Il était seul, seul avec un étrange creux dans la poitrine.
 
Année 149 du Nouveau Calendrier – Université Camelot – Bibliothèque
 
Lómelindi, Wilwarin et Rían s’étaient rassemblés dans la bibliothèque, derrière une étagère composée de livres traitant l’arithmancie, assis autour d’une table dans un coin sombre pour ne pas être dérangé par les autres étudiants.
 
Rían : Bon, pourquoi tu nous as fait venir ici Wilwarin ?
 
Lómelindi étouffa un bâillement :
 
Lómelindi : Ne t’inquiète pas Wilwarin, tu sais que j’adore perdre mon temps pour rien.
 
L’air sérieux de Wilwarin fit d’un coup taire ses deux amis. Ils échangèrent un regard inquiet, était-ce de la peur qu’ils lisaient sur le visage de leur ami ?
 
Wilwarin : Allons ne faites pas cette tête d’enterrement !
 
Son air était enjoué mais sa voix sonnait faux.
Rían : Que se passe-t-il ?
 
Wilwarin : Rien de grave ne t’inquiète pas, je voulais juste vous prévenir que j’allais quitter l’université quelques temps.
 
Rían : Mais pourquoi ?
 
Wilwarin se gratta la tête d’un air gêné, ne sachant visiblement pas trop quoi dire.
 
Wilwarin : Hum … Je dois passer quelques examens médicaux … Rien de grave bien sur ! Mais je dois tout de même les faires.
 
Rían : Des examens médicaux ? Que t’arrive-t-il ? Tu es malade ?
 
Wilwarin : Non non ! Juste quelques vérifications d’usage, rien de plus.
 
Rían : Alors pourquoi es-tu le laisse à les passer ces examens médicaux ? Pourquoi tu ne nous en as pas parlé avant ? Qu’est ce qu’il t’arrive ???
 
Wilwarin : Ne panique pas, je ne vais pas mourir …
 
Rían : Mais il y a bien une raison non ?
 
Wilwarin : Eh bien …
 
Lómelindi observait cet échange sans un mot, fixant son ami. Son visage s’était fermé, il n’exprimait plus aucune émotion.
 
Lómelindi : Je vous laisse.
 
Il se leva brusquement et quitta la pièce sans un mot, en trébuchant parfois dans les chaises.
 
Rían : Grrr quel insensible celui là, il ne se soucie même pas du sort de son meilleur ami.
 
Wilwarin observa la porte qui venait de se refermer sur son ami avant de murmurer :
 
Wilwarin : Tu te trompes, il cache juste ce qu’il ressent. C’est rare de le voir dans cet état là …
 
Année ??? du Nouveau Calendrier – Cascade
 
Níniel : Te revoilà de nouveau rêveur, petit rossignol. Je sens que ton cœur est troublé.
 
Lómelindi s’assis le dos contre les barreaux de la cage, le regard dans le vide.
 
Lómelindi : Je me doutais bien que cela arriverait un jour. J’attendais qu’il m’en parle mais je ne m’attendais pas à ce que cela arrive si vite.
 
Níniel : Mum … Etait-il au courant que tu savais ce qu’il lui arrivait ?
 
Lómelindi : Bien sur … Mais nous n’en avons jamais vraiment parlé. La communication n’était pas
vraiment notre point fort pour des sujets aussi graves.
 
Il secoua la tête et la posa la tête sur ses genoux repliés contre sa poitrine.
 
Lómelindi : Mais comment pourrais-tu savoir tout ceux ci. Lis-tu vraiment dans les cœurs petit ange pour comprendre les sentiments qui envahissent le cœur des Hommes …
 
Níniel : Je te connais assez pour te comprendre, tu es venu de nombreuses fois ici, écouter ma Symphonie, parler des démons qui agitent ton âme ou juste pour trouver un peu de repos pendant une nuit agitée de cauchemars. Que ce soit en rêve, par l’esprit ou en personne. J’ai beau ne pas te voir, tes silences et tes réflexions sont plus éloquents que la moindre de tes paroles.
L’esprit de Lómelindi semblait tourner au ralenti à présent.
“Toutes ces pensées, permet moi de les garder au plus profond de mon âme, ce dernier sanctuaire où seuls ceux qui parlent mon langage en connaisse la clé. Les mots coulent comme l’eau d’une source mais les sentiments se déversent sur ma main comme du sable dont je ne peux arrêter l’écoulement.”
Verset X, Vers 78 du livre La Symphonie de l’Ame.
Lómelindi : Comment arriver à comprendre ce que l’esprit refuse d’admettre …
Níniel : Je ne peux lire dans ta mémoire, si tu me donnais plus de détails de se qui te tourmentent peut être pourrais-je t’aider, si tu parles éternellement par énigmes, tu n’avanceras pas.
Lómelindi sortie la plume blanche qu’il avait conservé et l’observa longuement comme si elle avait pu lui apporté les réponses à ses questions.
Lómelindi : La malédiction des anges peut-elle toucher les humains ? Ou alors sommes nous le fruit d’un pêché entre deux de ces êtres célestes ?
 
Níniel : Je pourrais peut être te répondre si tu me disais ce qu’il est arrivé à ton ami. Comment s’appelle-t-il ?
 
Lómelindi : Wilwarin …
 
Níniel : Oh … Connais-tu la signification de ce nom ?
 
Lómelindi : Non. Pourquoi le devrais-je ?
 
Níniel : Comme je te l’ai dit, les noms donnent vie à notre destin …
 
Lómelindi ne l’écoutait déjà plus.
 
Lómelindi : Je le savais déjà avant même de le voir de mes propres yeux. Dans notre société, les humains doivent être parfaits sans anomalies ni, bizarreries ? La première fois que je l’ai vu, avec ces yeux vairons, l’un bleu et l’autre rouge, je me suis demandé pourquoi il existait.
 
Níniel s’agitait, mal à l’aise. Ses deux ailes s’ouvraient et se repliaient dans son dos comme si quelque chose la gênait.
 
Lómelindi : Dans notre dortoir, nous sommes dans la même chambre, il a toujours évité de se changer devant moi, je le pensais pudique au début et je n’ai jamais cherché plus loin. Toutes les nuits de pleine lune, il sortait dehors, sans que personne ne le remarque. Je me suis amusé à penser qu’il était un vampire, je lui ai même parlé, cela ne me dérangeait pas, au contraire j’étais très excité d’être devenu le meilleur ami d’un vampire. Il a éclaté de ce rire joyeux et sans malice qui le caractérise et à répondu qu’il n’était pas un vampire sortant les nuits de pleine lune pour boire le sang des humains mais que c’était bien son énergie vitale qu’il sortait chercher toutes ces nuits. Je n’ai pas cherché à en savoir plus, il m’avait fait confiance en me confiant ce secret, c’était à lui de décider si il devait m’en dire plus ou pas. Un jour, je l’ai aperçu par inadvertance. Son dos. Brûlé. Brûlé avec deux grandes cicatrices comme si des ailes lui avaient été arrachées.
 
Níniel murmura, troublée :
 
Níniel : Ce pour cela que tu n’as marqué que si peu d’étonnement à ma vue …
 
Lómelindi : Je n’ai pu m’empêcher de le suivre, pour arriver à sa destination finale, il passa par le cercle de pierre de Stonehenge. Arrivé au centre des pierres, il s’arrêta, puis tomba à terre comme en proie à une violente douleur. Son cri de douleur et de détresse déchira la nuit et je m’étonne encore à être le seul à l’avoir entendu. J’étais incapable de bouger, incapable de lui porter secours, tétanisé par la peur et l’effroi. Je ne pouvais qu’observer mon ami se tordre de souffrances. Il avait arraché sa chemise, les rayons de la lune dardaient sur son dos brûlé. Tout d’un coup, ses cicatrices s’ouvrirent, libérant un sang rouge et fumant et deux ailes en sortirent. Pas deux ailes d’anges, blanches et pures comme les tiennes. Non, deux ailes étranges, encore couvertes de membranes et de sang, lorsque la membrane se déchira, je crus reconnaître deux grandes ailes de papillon, mais elles n’avaient aucune beauté comme celle que l’on voit sur ces délicats animaux. Des ombres surgirent alors, je ne sais ce qu’elles étaient, des démons sortis de l’Enfer, ombres indistinctes dans la nuit. Elles tournaient en roue autour de mon ami qui hurlait toujours de douleur, elles tournaient et tournaient dans une ronde macabre. Puis, elles se déchainèrent, elles tiraient sur les ailes de Wilwarin, le frappaient il me semblait. Et lui se tordait de douleur toujours, toujours, ces yeux vairons brillaient d’une lumière si intense que j’avais peine à la soutenir. J’ai du m’évanouir, au matin je me trouvais dans mon lit, seulement avec un vague souvenir de ce qu’il s’était passé, croyant à un mauvais rêve. Wilwarin était dans son lit, dormant à poing fermé. J’oubliais vite cet incident mais d’autres évènements, moins insolites certes aiguillonnèrent ma mémoire. Il commença à tomber souvent maladie, par période, prétendant souffrir d’anémie. Il se retrouvait souvent à l’infirmerie, après avoir perdue connaissance plusieurs fois dans une journée. Un jour il s’absenta de l’Université, pour un stage de formation nous dit-il. Lorsqu’il en revint, ces anémies avaient cessé et il ne perdit plus connaissance. Mais les marques dans son dos brulé demeuraient toujours. J’ignore où il était allé mais ce n’était certainement pas pour un stage de formation. Ces temps ci, j’ai remarqué qu’il s’affaiblissait plus que la normale après un effort bien qu’il le cacha toujours. Et aujourd’hui il part pour des examens médicales, je ne pense pas que ce soit des simples examens. Cette maladie qui le ronge, si c’était possible de l’en débarrasser, on l’aurait soigné depuis longtemps.
 
Níniel médita longuement son récit. Sans un mot, elle se releva lentement puis s’installa devant le piano et commença à en jouer.
 
« Ces mots sont comme l’écume
Ils passent et repartent
Fracassant tout sur leur passage
Tous ces mots que je n’ai pas pu te dire
Et qui ne t’atteindront jamais
J’espère que tu les sauras un jour
Et qu’ils marqueront ton cœur
Telles les flèches d’un Dieu à l’âme brisée »

 
Verset VIII, Vers 45 du livre La Symphonie de l’Ame.
 
Níniel : Va lui parler, va le voir, dit lui tout ce qui te tourmente et il en fera de même.
Lómelindi hocha la tête, ferma les yeux, se laissant emporter par la douce musique que jouait Níniel avant de sombrer dans le profond sommeil qui précédait sa sortie de la grotte.
 
Année 149 du Nouveau Calendrier - Université Camelot
 
Lómelindi courrait dans les couloirs. Il courrait désespérément, Wilwarin ne se trouvait plus dans leur chambre, de même que toutes ses affaires.
 
Lómelindi : Ríaaaaan !!!
 
Rían : Lómelindi ! Où étais-tu passé ? Wilwarin … Il est déjà partie …
 
Lómelindi l’empoigna par les épaules.
 
Lómelindi : Où ??? Répond moi Rían !! Où est-il ?????
 
Rían : Calme toi ! Tu me fais mal …
 
Lómelindi la lâcha et frappa brusquement le mur avec ses poings.
 
Lómelindi : Pardonne moi Rían … Mais je dois absolument savoir où est Wilwarin !!!
 
Rían : Il est à l’hôpital d’Avalon, au secteur 9 … Mais attend !!
 
Lómelindi était déjà partie en courant, il courrait désespérément, aussi vite qu’il le pouvait, sans se soucier des gens qu’il bousculait sur son passage. Il repensait aux dernières paroles de Níniel avant qu’il ne la quitte.
 
Année ??? du Nouveau Calendrier – ??? – Quelques minutes plus tôt
 
Níniel : Ne cherche pas d’explications pour l’instant. Ecoute moi juste jusqu’au bout et crois moi je t’en pris. Je me meurs à présent, ma vie d’ange touche à sa fin, cette cage ne pourra me tenir éternellement en vie. Je me meurs et mes plumes deviendront cendres et poussières lorsque mon âme retournera vers Eux. Ces plumes, l’essence vitale de ton ami, Wilwarin, petit papillon Gardien de l’Elu, recueilli dans la tourmente par un ange déchu, souhaitant donner un peu de sa vie à une créature innocente avant de s’éteindre. Je ne t’en dirais pas plus pour l’instant, comme ton ami te l’a demandé avant moi, je t’en pris, ne cherche pas à en savoir plus et contente toi de ce que je viens de t’apprendre.
 
Lómelindi la regardait, stupéfiait. Lentement, elle leva les mains et ôta le bandage qui lui couvrait les yeux et les ouvrit.
 
Lómelindi : Pourquoi …
 
Les yeux de Níniel brillaient comme deux étoiles une étoile rouge et l’autre bleu …
 
Lómelindi : Ces yeux vairons … rouge et bleu … comme les siens … est-ce un hasard ?
 
Níniel : Rien n’est dû au hasard ici. J’ai une dernière faveur à te demander, part retrouver ton ami, et joue lui cette mélodie …
 
Lómelindi : La Symphonie de l’Ange ? Cela pourra-t-il le sauver ?
 
Níniel détourna la tête. Lómelindi empoigna les barreaux de la cage violemment.
 
Lómelindi : Répond moi Níniel !!
 
Níniel : Fait ce que je te demande …
 
Année 149 du Nouveau Calendrier – Secteur 9 – Hôpital d’Avalon
 
Lómelindi : S’il vous plait, j’aimerais savoir où se trouve la chambre d’un certain Wilwarin, il vient d’être transféré ici …
 
Il pénétra en trombe dans sa chambre, sans frapper. Il n’y avait qu’une infirmière qui lui indiqua que son ami se trouvait à l’extérieur, dans un des jardins de l’hôpital. Il s’y précipita, essoufflé d’avoir couru ainsi.
 
Lómelindi : Wilwarin !!
 
Son ami était assis par terre, dans sa chemise d’hôpital, des écouteurs sur les oreilles, il se laissait bercer par la caresse du vent. Lorsqu’il vit Lómelindi, il sourit d’un sourire triste qui fendit le cœur de Lómelindi.
 
Wilwarin : Je suis heureux de pouvoir te revoir. Veux-tu écouter cette musique ? Je suis sur qu’elle te plaira …
 
Il débrancha les écouteurs et une musique s’éleva dans le silence serein du jardin. Lómelindi tomba à genoux et les larmes commencèrent à couler sur son visage. La Symphonie de l’Ange … Ainsi Wilwarin la possédait déjà. Il sortie la plume de Níniel qui ne le quittait jamais à présent. Une lumière l’irradiait, il la posa à terre, entre lui et Wilwarin. Une vision les submergea tous les deux. Dans la sombre grotte, les ailes de Níniel brillaient de mille feux, elles s’étendirent brisant les barreaux de la cage. Aussitôt la jeune fille s’envola dans un bruissement de plumes et la vision s’estompa.  Ils revinrent tous deux à la réalité. La plume brillait toujours d’un éclat pur, la lumière s’intensifia tout d’un coup et Níniel apparut, ses deux ailes enroulées autour d’elle. Elle s’approcha de Wilwarin qui la prit dans ses bras.
 
Wilwarin : Enfin, enfin te revoilà … Tu m’as manqué petit ange …
 
Níniel : Nous voilà donc réunit, le jour où nous allons devoir nous séparer une nouvelle fois.
 
Wilwarin : Je suis triste que des adieux doivent ternir nos retrouvailles.
 
Níniel : Avons-nous vraiment le choix … ?
 
Wilwarin : Bien sur que non, il est temps que les choses reprennent leur cours, bien que cela me brise le cœur.
 
Níniel : Ne crains rien, à travers le temps, nous serons toujours liés. Et nous nous reverrons, dans cette vie ou dans une autre.
 
Wilwarin : Adieu, alors, petit ange qui a su emprisonné mon cœur.
 
Il lui caressa doucement le visage avant de l’embrasser longuement.
 
Níniel se releva doucement et se tourna vers Lómelindi.
 
Níniel : Je te remercie infiniment petit rossignol, merci de nous avoir permis de nous retrouver. J’ai été ravie de te connaître, peut être nous reverrons nous un jour …
 
Un tourbillon de plumes l’entoura soudain et elle commença à monter vers le ciel, sa silhouette se mêlant aux nuages. Lómelindi se traina vers son ami, les larmes troublant son visage.
 
Wilwarin : Il semble que je doive te quitter aussi Lómelindi … Tu es mon meilleur ami, je n’oublierais pas ça !
 
Lómelindi : Pourquoi ? Pourquoi dois-tu partir aussi ?
 
Wilwarin : Je n’en sais fichtrement rien, mais je me sens mourir, la vie quitte lentement mon corps.
Peut être que les Dieux en avaient assez de toutes mes bêtises.
 
Lómelindi : Tu dis n’importe quoi … Comme d’habitude …
 
Wilwarin esquissa un sourire, un vrai.
 
Wilwarin : Je pars le premier pour une fois ! Salut Rían de ma part ! Allez, à plus tard !
 
Son corps se changea lentement en particules de lumières qui se mêlèrent aux plumes blanches de Níniel.
 
Lómelindi entendit à travers ses larmes, les dernières paroles de Wilwarin.
 
Wilwarin : Adieu mon frère, mon Roi …
 
Fin
 
Signification des noms :
Níniel : fille aux larmes
Lómelindi : chanteur de crépuscule, nom du rossignol
Wilwarin : le papillon
 
 

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MessagePosté le: Jeu 11 Nov - 15:02 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Lun 15 Nov - 11:30 (2010)    Sujet du message: Tales Répondre en citant

bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh :'( snif, c'est trop triste :'( mais tellement magnifique!!!! bravo alexiel *o*

ps: attention aux fautes d'orthographe, tu mets souvent les verbes au participe passé au lieu de les conjuguer à l'imparfait

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MessagePosté le: Lun 15 Nov - 19:04 (2010)    Sujet du message: Tales Répondre en citant

merci blackangel  Okay

je suis en train d'écrire une suite intitulée "La ballade du monstre" ballade au sens chanson, qui sera beaucoup plus sombre

et oui les fautes d'orthographe ça toujours été mon point faible u__u
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MessagePosté le: Lun 15 Nov - 22:36 (2010)    Sujet du message: Tales Répondre en citant

tkt, tout écrivain a un correcteur, c'est pas pour rien ^^ personne n'est parfait ^^
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MessagePosté le: Mar 16 Nov - 21:14 (2010)    Sujet du message: Tales Répondre en citant

Ouaip, D'ailleurs j'aimerais en faire mon métier, =).
C'est vraiment génial de travailler sur un projet avec des écrivains ! <3
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Merci Hitsu' <3









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MessagePosté le: Jeu 18 Nov - 19:45 (2010)    Sujet du message: Tales Répondre en citant

Tout à fait d'accord !
j'espère que tu pourras éditer mes livres ^^
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MessagePosté le: Jeu 18 Nov - 21:21 (2010)    Sujet du message: Tales Répondre en citant

O.o oh my god, ne me donne pas de fantasmes comme sa !! XD
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:40 (2016)    Sujet du message: Tales

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